Yessis n Teryel

Amuggar n Teqbayliyin - Forum des femmes kabyles


    Faire l'amour à un homme kabyle

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    louisa
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    Nombre de messages : 262
    Date d'inscription : 02/01/2007
    12092007

    Faire l'amour à un homme kabyle

    Message par louisa

    Azul,

    Sous un mode caricatural, voici un petit écrit que j'ai commis sur le forum de kabyle.com, en réponse à un message non moins humoristique d'un des membres, en l'occurence Hmimi, intitulé faire l'amour à une femme kabyle:

    faire l'amour à un homme kabyle


    c'est déjà un non-sens...


    l'homme kabyle, c'est connu: «on ne lui fait pas l'amour», c'est lui qui le fait...

    et pour ce qu'il appelle faire l'amour, ma soeur, tu n'a rien raté. ou si! une corvée de plus.

    parce qu'avant de l'avoir entre les jambes tel un bouc frétillant, ma soeur, tu dois lui avoir fait à manger (ça il aime bien qu'on le lui fasse), avoir débarassé son couvert, après t'être esquinté les reins non d'orgasmes multiples mais à force de ramasser ses mégots (estime-toi chanceuse, il peut penser à chiquer), fait la mule pour les bonbones de gaz, les jerricans d'eau, le couscous à rouler (il l'aime frais), la galette sur un feu par des journées à 35 degrés, ne surtout pas oublier son assiette de piment fort grillé encore par une journée à 35 degrés, il faut penser à lui porter son café devant la télé. ne le dérange surtout pas: il regarde la parabole!

    et si, au moment d'aller au lit, tu as oublié de te raser les aisselles et le pubis en coton, si tu n'as pas pensé à mettre les porte-jaretelles qu'il ne t'a pas offert, ni même pensé à t'asperger de «leau de colonne» ou allumé l'encens qu'il a achetés chez aatar as n suq;
    si tu nas pas pensé à lui tailler la pipe qu'il n'ose pas te demander car son inconscient musulman le trouble déjà suffisamment,

    alors ne t'étonne pas qu'il te prenne pour une «tadjbaylit», la montagnarde ignare. c'est que tu es loin de ressembler à la porn-star qu'il vient de voir sur canal+

    mais c'est de ta faute ma soeur, tu ne sais pas de quoi fantasme Hmimi bu claghem anectilaten!!!

    et tes fantasmes à toi, est-ce qu'il y pense?, me dis-tu. voyons, ma soeur, tu perds la tête ou quoi!? toi aussi, tu regardes canal+?

    bin là, il ne manque plus que cetla u qardun se mettent à reclamer des cuni, sur des escaliers, près de la cuisine, au son de la cocotte et à l'odeur d'oignon blanc....

    Voici la réaction de Hmimi, un tableau d'artiste qui peint bien l'attitude de la femme kabyle face aux choses de l'amour:

    Lettre à Bérénice et aux femmes kabyles


    Bonne lecture!

    Louisa


    _________________
    «Je cherche des géants et je ne trouve que des hommes, me disait jadis une amie.» Le Deuxième Sexe. Simone de Beauvoir.
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    Message le Mer 12 Sep - 14:51 par louisa

    Hmimi,

    Ta lettre m'a fait sourire. Non pas par moquerie ou incrédulité. Je souris d'acquiescement et d'admiration devant ta perspicacité. Oui, tel un de ces maîtres de l'école réaliste, tu dépeins bien l'attitude de la femme kabyle face à l'acte de l'amour, de la tendresse et, osons le mot, de la sensualité.

    Oui, la femme kabyle ne sait pas caresser. Faut-il encore, cher Hmimi, s'entendre sur le sens que tu donnes au mot caresses.
    Parles-tu de ces «petites minauderies» auxquelles un homme-une femme (pour rester conventionnellement dans l'hétérosexualité) s'addonnent avant le grand brasier? Ces petites choses qu'on appelle les préliminaires?

    S'il s'agit de cela, cher Hmimi, devrais-je rappeler, à l'expert de l'amour que tu es, que tous les manuels d'érotologie (et là je ne parle pas de Cheikh Nefzaoui, son traité s'adresse à mon avis aux prostituées débutantes), de biologie, de psychologie nous enseignent que le corps de la femme a plus besoin de ces petits riens que celui de l'homme dont, à ce qu'on dit, il suffit d'une pensée pour en soulever la bête...

    Et donc, Hmimi, c'est à toi de donner des caresses...Mais on t'as pas appris, je sais...

    À moins, Hmimi, par caresses entends-tu d'autres «douceurs»: la fellation par exemple?

    Mais Hmimi, comment peux-tu être de si mauvaise foi? Dans l'imaginaire de l'homme kabyle, seul les prostituées font ce genre de choses. Une femme qui a de l'initiative au lit n'est qu'une prostituée! Telle est la culture kabyle!

    Vois-tu, Hmimi, on ne peut donner ce qu'on n'a pas reçu. C'est valable pour les femmes. et pour les hommes, aussi.

    Je te l'accorde, Hmimi, la femme kabyle ne sait pas caresser. Elle ne sait pas sourire. Elle ne sait pas pardonner. Elle ne sait pas séduire! Elle ne sait pas aimer! Elle ne sait ppas jouer....

    Oui, Hmimi, ailleurs, les femmes savent meiux aimer avec l'âge. La femme kabyle, elle, apprend à mieux détester, à mieux se détester. Si le vin se bonifie en vieillissant, la femme kabyle, elle, devient «aigre». Aigrie de ses frustrations, de ses manques, de ses ratages, des brimades qu'elle a encaissées, des droits qu'elle a cédées.

    As-tu remarqué, Hmimi, que la femme kabyle, jeune, sait se taire et obéir, sait faire la courbette, sait baisser les yeux, sait encaisser les coups en les comptant, sait manipuler, sait ruser? que vieille, elle devient tout d'un coup bruyante et revêche, durcit son regard déjà pas très tendre, parle sur le perron de la maison et même en public, donne des coups, brime, opprime ses brus, castre ses fils, tord l'intelligence et l'émotion de ses filles? Elle hurle sa libido insatisfaite, ses fantasmes inassouvis, sa parole confisquée.
    Non, Hmimi, cette transformation n'obéit pas aux lois des hormones. Elle obéit au cycle de l'oppression! Opprimée, on reproduit l'oppression. La femme kabyle a la mémoire de la haine et de la dureté. Et ça vient de loin!

    Pourquoi, penses-tu, cher Hmimi, que nombre de femmes kabyles sont totalement névrosées? Connais-tu, cher Hmimi, la pratique d'Asfel, par laquelle on «sacrifie» une bête pour sortir le mauvais génie qui «habite» la femme qu'on croit «habitée»?

    Oui, Hmimi, avoir connu la femme kabyle, Charcot, Freud, Jung ... auraient été plus vite dans leurs travaux!

    Il est long le chemin de la guérison.

    Et si la solution était que l'homme et la femme kabyles grillent ensemble le piment fort, le pèlent à dix doigts, se frottent l'un l'autre avant de se oindre d'huile d'olive?

    Je divague, je sais...

    Bien à toi.

    Louisa

    Message le Mer 12 Sep - 18:41 par hmimi

    Non tu ne divagues pas. Je ne fais jamais l'amour sans une bouteille d'huile d'olives a proximite, cela sert a tellement de choses.

    Tu es psychologue, psychiatre? Il n'y pas beaucoup de gens qui me parlent de Charcot meme ceux qui sont dans le metier parfois.

    Passe une bonne nuit et deplie le fauteuil noir, je veux m'allonger et te raconter mes contes erotiques...et n'oublie surtout pas le piment.

    Message le Lun 18 Fév - 12:52 par Massilia

    Chere Louisa, cher Hmimi

    Je vous raconte l'histoire de mon oncle, marié, il ya près de 30 ans, en Kabylie avec une femme kabyle..
    Je leur donnerai des prénoms d'emprunt.. Lui, s'eppelle Mokrane et elle Djedjiga..
    Il avait 24 ans et elle 19 ans. Ils se sont vus une fois.. Ce fut le coup de foudre pour lui mais elle.. dit ne l'avoir pas remarqué! ! !
    cette histoire, c'est Djédjiga qui me l'a racontée..
    Il a donc demandé sa main et elle lui a été accordée par la famille..
    je vous passe le détail de l'histoire..les billets doux qui avaient circulé entre enx pendant la période des fiançailles..

    Le soir J, de la fameuse nuit de noces, Djédjiga a été brieffée par les femmes de sa famille à bien écarter les jambes et à "supporter" la douleur pour que ça passe vite et puis..ça ira mieux les jours suivants..

    Elle est seule dans sa chambre..tamaghra bat son plein..
    Mokrane rentre, salue la mariée sous son avarnous mais elle ne répondit pas.
    Il lui demande s'elle n'étouffait pas sous son rideau de laine.. alors..alors après un moment, elle se dévoile seule car son "fiancé" ne semblait pas très pressé de le faire pour elle.
    Comme le veut la tradition, il y avait dans la chambre à manger.. Mokrane se dit affamé et invita la mariée, qui serra la dents et répondit qu'elle n'avait pas faim.
    Après le repas, Mokrane se mit à commenter la fête, à raconter des choses et d'autres sous le regard, toujours méfiant de la mariée. il lui prit la main, qu'elle retora précipitamment, alors il lui dit : ma petite femme bien aimée, je suis très fatiguée. Si, je peux me coucher à côté de toi..
    Joignant, le geste à la parole, il s'étendit habillé à côté d'elle, sans essayer de la toucher et continua à parler avec elle jusqu'à ce que tous les deux dormirent..

    Au lever du jour, Mokrane resta dans la chambre, contrairement à la tadition de l'époque qui voulait que le mari s'éclipse et la mariée reste avec les draps tâchés de sang.

    Famille conservatrice maraboutique.. Personne n'osa poser de question devant Mokrane, qui alla chercher le petit déjeuner lui même (tahvoult, tament et le café) pour sa femme et déjeuna avec elle.
    Lorsqu'il sortit, la foule des femmes vient interroger la jeune vierge sur le pourquoi de l'affaire.. entendre : pourquoi, pas de draps ensanglantés..

    Djedjiga raconta... ça arrive.. les hommes qui n'y arrivent pas.. mais..

    La même histoire se reproduisit le lendemain et le troisième jour..mais les jeunes mariés ont fait connaissance. ils se parlent et se racontent leurs petites histoires, les commentaires sur leur "drap toujours blanc"..

    La pression "des femmes" sur Djédjiga monta d'un cran..on commença à douter de son histoire.. et puis, c'est quoi, cet homme qui ne réussit pas à "dévierger" une jolie hourie comme elle.. alors, on lui donna des instructions.. seulement voilà, dès qu'elle est en face de Mokrane, elle ne sait plus comment faire, comment lui dire..

    ET c'est le 5ème jour, qu'elle osa faire le pas vers lui.. Il dormait déjà ou faisait semblant.. elle le toucha doucement au niveau du dos, remonta sa main jusqu'à ses cheveux et commença à les caresser..il se tourna vers elle, souriant.. et lui dit : je me suis juré de ne pas être une brute et si tu ne voulais pas de moi.. et bien, tu repartirais vierge dans ta famille. je t'aime trop pour te laisser un souvenir douloureux de mon premier geste d'amour..

    N'est ce pas joli ?

    Cette histoire a eu lieu entre un homme et une femme kabyle qui s'aiment toujours de façon extraordinaire, qui expriment leur amour devant le gêne générale de la famille..

    Massilia

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