Yessis n Teryel

Amuggar n Teqbayliyin - Forum des femmes kabyles


    Léa et ses aléas

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    cyprine

    Masculin Nombre de messages : 11
    Localisation : paris
    Date d'inscription : 20/09/2007
    04102007

    Léa et ses aléas

    Message par cyprine



    Je visite de temps à autre le site de l’association tamazgha. J’ai un peu fureté et là oh surprise, inspiration, je me lance pourquoi pas, je clique sur prénom berbères. Je n’attend pas d’enfant ne vous inquiétez pas !!! Hop, prénoms féminins, comme ça, total hasard, tu ne me crois pas ? Ben tu as raison.

    On m’a rafraîchi la mémoire, nous berbères, aimons beaucoup imager, imaginer. Nous aimons énormément la lumière, le soleil, les étoiles, la lune. Juste comme ça, juste pour expliquer à tout ceux qui veulent nous bander les yeux, nous mettre à l’ombre pour des siècles, que nous ne nous laisserons pas faire. Nous aimons énormément les femmes, ça vous le savez déjà. Comme nous les aimons, eh bien nous les désignons, les comparons à des éléments qui brillent, à des éléments qui semblent inaccessibles.

    Ainsi, si tu es belle comme le claire de lune, tu seras Amtziri. Si tu es le claire de lune en personne, Tiziri.

    Si tu es entière, si pour moi tu représentes un Tout, non pas un fragment, un quart de lune, mais la lune dans sa plénitude, tu seras Tamayurt.

    Si la lune devait faire comme le soleil, c’est-à-dire aller se coucher, et te céder sa place, si en tout tu la surpasse, je te nommerais : Tufayur, Tifayur Tufagur, Tifagur.

    Si tu lui appartient « plus qu’à moi), Tinyur.







    Léa sur son sort se lamentait

    Des larmes perlaient sur son visage

    Lasse d’être là, elle voulait s’en aller

    Laisser cette planète sans encrage



    Ainsi pour la lune elle s’envola

    Elle devint la reine des nuages

    Sur terre elle n’était que la Lambda

    Sur laquelle retombaient les dommages



    Léa la lune, la lune en Léa

    Léa fraie à la lune un passage

    Léa devint lune et retomba

    Les nues tremblèrent et atterrissage



    Ma vie n’était que foin et esbroufe

    Pensées orphelines et farfelues

    Des démonstrations qui vous étouffent

    Vilénies, railleries et cul



    Femmes à la douzaine se partageaient

    Mes pauvres restes éparpillés

    Mon pauvre crâne baignait dans l’alcool

    Et se crevassaient mes frêles épaules



    Comment voulez-vous que je m’en sorte

    Il me faut au plus vite la rejoindre

    Qu’on me tende les bras, qu’on m’emporte

    Qu’en cette lune, je puisse me fondre



    Moi en elle,

    Elle en émoi

    Où en est-elle,

    Moi j’en suis là
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