Yessis n Teryel

Amuggar n Teqbayliyin - Forum des femmes kabyles


    Yehwa yam!!!

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    louisa
    Admin

    Nombre de messages : 262
    Date d'inscription : 02/01/2007
    08072007

    Yehwa yam!!!

    Message par louisa

    Lwennas Matoub

    En ce triste anniversaire de la mort du poète qui a le mieux exprimé la quintescence de la kabylité, Lwennas Matoub, nous nous joignons aux nôtres pour lui dédier une pensée. Une idée. Un projet. L'affirmation de la nation kabyle. Dans ce forum consacré à la femme kabyle, nous reprenons une de ses dernières productions, dédiée justement à la libération de la femme kabyle. Paroles précieuses qui reflètent le cheminement d'un Kabyle quant à la liberté de la femme.

    YEHWA-YAM

    Ssefruruyen tesfesded
    Tedsid i wiyad qebl-iw
    <BR>Ulac anda ur teglalzed<BR>
    Qbel a kem-inadi wul-iw
    Σemmedγ-am
    Semmehγ-am
    Tebb id-d itij I tmeγr-iw
    Yehwa-yam
    Terzid ifadden I leεwam
    Ayen nniden d cceγl-iw
    Taqcict iffεen tettweεzel
    Xas tqeddec di tmusni
    Widen mu yecced lasel
    Ssekrasen absis di tili
    I-glaqen
    T-tin yessnen
    Amek aa terr aqbab a d-tεebbi
    I-gwulmen
    T-tin um' aa sbibben ad sefden
    Ayen yak kerhen nitni
    Ur lliγ seg w'inekren
    Leεwayed tizet n lejdud
    Tamusni d w' ittqelliben
    Ad isnefsi yir leqyud
    Ulayγer A d-yehder W' ur njerreb asiger ufud
    Ulayγer Yir bnadem ad ineccer
    Deg wid tt-ibnan s lmeqsud
    Anwa I iweznen lehmala Iγeblan qebl a ten-ihfed
    G genni ma yenger usigna
    Akal ur t-tettγellited
    Zemm imi-m Lli izri-m
    I kem-yenfeεn d asiwed
    T-tamusni-m Ay d layda b-b arraw-im
    Tesεid d acu aa sentemled

    Traduction libre de la kabylewoman:


    Ils font germer l'infamie : tu es dévoyée,
    Tu en as charmé d'autres avant de me sourire.
    Il n'est pas de lieu où ton corps n'ait joui,
    Avant que mon cœur ne s'éprenne de toi.
    Je comprend tes désirs !
    Je te pardonne !
    Tu as fait lever le soleil sur l'hiver de ma vie.
    Tel est ton désir,
    Tu as vaincu la fatalité de la saison humaine,
    A présent, à moi d'affronter les obscurantistes.
    Une fille affranchie est vouée au bannissement,
    Fût-elle savante en toutes choses.
    Qui a déchu de la noblesse d'âme des siens,
    Noue des graines de millet dans les ténèbres.
    Celle qu'ils désirent :
    Une qui chausse
    Des sabots pour être leur portefaix.
    Celle qu'il leur faut :
    Une femme qu'ils accableront
    Et qu'ils souilleront de ce qu'ils ont en haine.
    Je ne suis pas de ceux qui dénient, qui renient
    La bonté dans les mœurs de nos ancêtres.
    Mais l'homme de progrès est celui qui œuvre
    A trancher les jougs qui humilient notre dignité.
    A quoi bon
    Les piteuses giries du nanti qui,
    Dans sa chair, n'a jamais souffert l'oppression !
    A quoi bon
    Les piteuses giries de l'homme indigne
    Contre ceux qui ont des desseins libérateurs !
    Qui peut prendre la mesure de l'amour
    Et la mesure des tourments avant leurs assauts ?
    Si du ciel le brouillard s'anéantissait,
    De la terre tu ne pourrais tirer récolte...
    Garde le silence,
    Ouvre grand les yeux !
    Ton profit sera dans ta quête conquise ;
    Ton savoir
    Sera l'héritage de tes enfants,
    Tu as possessions pour leur enseignement.

    http://kabylewoman.skyrock.com/
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