Yessis n Teryel

Amuggar n Teqbayliyin - Forum des femmes kabyles


    Le code de la famille algérien, expliqué par l'ACB de Paris

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    Nombre de messages : 21
    Date d'inscription : 17/10/2006
    02012007

    Le code de la famille algérien, expliqué par l'ACB de Paris

    Message par Admin

    LE CODE DE LA FAMILLE

    AU CENTRE DE LA PROBLEMATIQUE DEMOCRATIQUE

    ALGERIENNE


    Travail du groupe « Femmes d’ici et de là-bas ».
    Présenté par Nathalie Duchemin et Nasséra Si Mohamed


     PRESENTATION
    Le groupe « Femmes d’ici et de là-bas » (F.I.L) de l’ACB, constitué en 1994, compte, de manière informelle, de cinq à dix femmes algériennes et françaises, et milite en faveur des femmes algériennes de France et d’Algérie. Nous avons organisé plusieurs manifestations : rencontres intergénérationnelles de femmes, échanges avec l’ethnologue Germaine Tillion autour de son œuvre, débats sur le SIDA au sein des familles maghrébines. Ce travail de réflexion et d’animation s’est prolongé, à l’occasion des 20 ans de l’ACB, par la réalisation d’une exposition itinérante, inaugurée le 8 mars 2000, retraçant les luttes des femmes algériennes, depuis 20 ans, pour l’égalité et pour l’abrogation du Code de la famille. Dans cette même perspective, nous organisons ce colloque sur le Code de la famille.

     QU’EST - CE QUE LE CODE DE LA FAMILLE ?
    C’est un texte juridique de 224 articles, adopté en 1984 (avant la création du FIS), qui reprend à son compte les principales dispositions coraniques, surtout en matière de droit civil et successoral. Il organise la vie des femmes algériennes de manière totalement discriminatoire, les soumettant à la volonté de l’homme : elles ne peuvent consentir seules au mariage, ne peuvent pratiquement pas divorcer, elles ne peuvent s’opposer à la polygamie, elles ne peuvent exercer la tutelle sur leurs enfants…
    L’adoption du Code de la famille, en 1984, n’est pas due au hasard. C’est l’époque où la contestation du pouvoir se développe, où les aspirations démocratiques du peuple algérien s’affirment plus nettement, dans la foulée du Printemps berbère de 1980. La décennie qui va suivre est marquée notamment par le renfort massif apporté aux tenants de l’ordre patriarcal par les mouvements islamistes et par une série de grèves et de manifestations qui culminent par les émeutes d’octobre 1988. Celles-ci obligeront le pouvoir à instaurer le multipartisme en 1989, et permettront aux islamistes de s’engouffrer dans la brèche démocratique.
    Lorsque le Code de la famille est adopté en 1984, on peut affirmer que c’était déjà le début de la fin du parti unique, mais les conservateurs islamistes installés dans le système et dans l’appareil du FLN purent ainsi afficher les concessions qu’ils offraient à l’intégrisme.
    Et Chadli Bendjedid, le président de la République de l’époque, escomptant apaiser les tensions sociales et calmer les conservateurs, cède à leur frange la plus radicale, et fait adopter le Code à la sauvette par l’APN (Assemblée populaire nationale). Pourquoi à la sauvette ? Parce que plusieurs fois remise sur le métier, son adoption a été jusque-là chaque fois repoussée sous la pression des femmes et des « modernistes » Le premier avant-projet date de 1963-64, et n’a jamais vu le jour. D’autres textes ont suivi en 1966, 1973 et 1980, jusqu’à celui de 1981 qui, cette fois, est déposé et débattu à l’APN. Discuté dans le plus grand secret (la presse est muette sur le sujet) et excluant totalement les femmes des débats (une seule femme, de l’UNFA – Union nationale des femmes algériennes – y participait), il avait généré aussitôt un large mouvement de protestation (manifestations, pétitions). Il est finalement retiré en janvier 1982, le rapport de forces étant alors encore en défaveur des conservateurs.
    Peu après, dès avril 1982, un cinquième projet est repris par une Commission nationale, toujours sous l’égide du FLN qui le fera donc adopter deux ans plus tard.
    C’est ce Code de la famille qui, depuis, a mobilisé les énergies des femmes contre lui.


     POURQUOI LE CODE DE LA FAMILLE DOIT IMPERATIVEMENT ÊTRE ABROGE.


    La suite: http://www.acbparis.org/docs/code_famille.doc
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